Le 22 juin 2001, au Centre communautaire des gais et lesbiennes de Montréal, se tenait une conférence de presse dont l'avis de convocation se lisait:
"Le Conseil de presse gai du Québec est une vaste supercherie".
"Geste sans précédent, une vaste mobilisation des communautés gaies et lesbiennes s'est organisée en vue de dénoncer les agissements du Conseil de presse gai du Québec (CPGQ), son principal artisan Roger-Luc Chayer ainsi que son site web le National. Il faut mettre un frein à son action dévastatrice et porter à la connaissance du public que le CPGQ, le National et Roger-Luc Chayer n’ont aucune légitimité pour parler au nom des gais et des lesbiennes" (extrait du communiqué de presse).
C'est lors de cette conférence de presse qu'était rendue publique une dénonciation dont la liste des signataires comprenait, au début juillet, 29 organismes et 42 individus intervenant auprès des communautés gaies et lesbiennes.
Cette action collective n'a malheureusement pas suffi à faire entendre raison à cet individu. Roger-Luc Chayer a déposé une requête en dommages-intérêts au montant de 520 000$ contre l'Association des lesbiennes et des gais sur Internet (ALGI), ses administrateurs et la Ville de Montréal, et cela, tout juste après s'être désisté d'une poursuite contre la revue Orientations qui, elle aussi, avait identifié le manque de légitimité de ce "conseil de presse gai".
"L'Éditeur du National force ceux qui le dénoncent à prouver leurs affirmations devant les tribunaux!". C'est ainsi que le site de R.-L. Chayer annonçait sa nouvelle action contre nos communautés. En fait, il faut bien comprendre que R.-L. Chayer s’en prend à l'ALGI comme il aurait pu s’en prendre à n'importe lequel des groupes ou personnes qui ont signé cette dénonciation.
Un Comité de défense a été créé pour défendre l'ALGI mais aussi tous ceux, organismes ou individus, qui feraient l’objet de poursuites de Roger-Luc Chayer et, en particulier, en raison de leur adhésion à la dénonciation. Me Jacques-Alain Maltais du cabinet Seal Seidman assume la défense. Aussi, pour supporter financièrement cette action légale, un fonds de défense vient d'être créé. Ce fonds sera administré par le Comité de défense qui utilisera les ressources techniques de la Table de concertation des lesbiennes et gais du Québec. 100% des fonds amassés sera consacré aux dépenses juridiques. Aucuns frais d'administration ne seront prélevés de ce fonds. Le Comité de défense juridique des communautés lesbiennes et gaies possède déjà son site WEB permettant de suivre l'évolution du dossier et l'utilisation des sommes du fonds de défense juridique. En voici l'adresse : http://www.cdj-lgbt.org
Ne croyez pas que vous êtes à l'abri des attaques de cet individu. La dernière "victime" est Louise Roy qui, au lendemain de l'obtention des jeux Gais, était traînée dans la boue sur le site de R.-L. Chayer. Quelques jours plus tard, soit le 4 novembre, La Presse faisait de Louise Roy la personnalité de la semaine…!
À nouveau blâmé par le Conseil de presse du Québec (CPQ) dans le dossier de la plainte de Richard Chartier, ex-candidat du NPD aux dernières élections fédérales, R.-L. Chayer n’a rien trouvé de mieux pour expliquer ce nouveau blâme que de traiter d’homophobe le directeur général du CPQ et d'insinuer quil s'y perpétue des "magouilles".
La défense contre le "Conseil de presse gai du Québec" et Roger-Luc Chayer est donc plus que jamais nécessaire et elle passe aujourd'hui par une collecte de fonds pour soutenir l'ALGI poursuivie par Roger-Luc Chayer.
Nous avons besoin de vous.
Devenez partenaire du CDJ en cliquant sur le lien suivant : Partenariat